mercredi 10 octobre 2007

Ceci est mon scrapbook


Aujourd'hui, j'ai passé la journée à la Défense! J'étais au stand de l'OFQJ du salon Avenir International, dont le thème est "Devenez champions du monde" et dont la thématique est le rugby - décidément, ce sport est partout en France.

Voici les photos que j'ai prises de la Défense, agrémentées de paroles de la chanson Monopolis de Starmania.

De New York à Tokyo / Tout est partout pareil / On prend le même métro / Vers les mêmes banlieues / Tout le monde à la queue leu leu



Dans les villes de l'an 2000 / La vie sera bien plus facile / On aura tous un numéro / Dans le dos



Mirabel ou Roissy / Tout est partout pareil / Tout autour de la terre / On prend les mêmes charters / Pour aller où le ciel est bleu



Monopoliiiiiiiiiiiis / Il n'y aura plus d'étrangers / On sera tous des étrangers
(Non, là tu parles de Saint-Denis.)


Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, Paris Pâté n'est pas un compte-rendu, un rapport ou un journal. Paris Pâté est mon scrapbook virtuel. Traduction : mon livre de scrap que je ne peux pas toucher - mais que j'ouvre à tous.

J'me sens concerné

Il y a quatre cents bonnes raisons d'être à Québec en 2008.

Et puis c'est drôle parce que dans le reportage de Radio-Canada, on voit la ministre Monique Gagnon-Tremblay, et c'est elle la ministre responsable de l'OFQJ. Actuellement, elle préside notre CA à Angers.

C'est comique.

mardi 9 octobre 2007

Si Paris en avait

Avec des "si", on mettrait Paris en bouteille, ai-je déjà entendu au Québec.

Sur les lieux du crime, je me rends compte que 1) peu importe ce que l'on laisse croire, il est fort peu probable que Paris rentre un jour quelque part, et 2) pour l'instant, je n'ai entendu personne dire ça ici.

Mais hier, la charmante dame qui me supervise à l'OFQJ m'a répondu : "Arrêtez un peu avec vos hypothèses. Si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle, tiens."

Lol. C'est encore mieux que tous les proverbes du monde.

Lalilalalalilalalaliberté d'expression

Suivant l'exemple de Bobino, j'ai fait en sorte que tout le monde puisse laisser un commentaire désormais, et pas seulement les détenteurs d'un compte Google. Alors commentez, j'aime vous lire autant que vous aimez recevoir de mes nouvelles (du moins, j'espère).

Gabrielle Roy is a bitch

"J'empruntai sa lampe à madame Jouve et descendis au sous-sol. Cent pieds plus loin peut-être que notre propre case de rangement, dans une autre case à la porte battante, je découvris ma malle jetée par terre, la serrure brisée. Les tiroirs en étaient ouverts et mes effets éparpillés sur le sol. Ils y étaient d'ailleurs tous, hormis mes médailles et le petit coffret à bijoux me venant de Fernand. Cette perte m'affligea presque autant, d'une certaine manière, que celle de mes médailles. Je remontai, un peu consolée d'avoir retrouvé mon manteau de fourrure et quelques autres vêtements dont j'avais le plus pressant besoin, et aussi contente sans doute d'avoir été plus expéditive que la police de Paris - ce qui n'est pas difficile dans le cas de petits vols comme celui-ci."

- Toujours tiré de La détresse et l'enchantement.

Et avec tout le cynisme de 2007, je crois qu'on peut ajouter : si la vie était comme ça, on n'aurait pas besoin d'une carte Visa.

Anna qui?

Cela fait un an que la journaliste russe Anna Politkovskaïa a été assassinée.

Dimanche, j'ai passé sans le savoir à côté de la manifestation en son honneur à Paris (voir le dernier paragraphe de l'article).
Pas compris sur le coup. C'était plein de gens réunis sur la Place Stravinsky, et quelqu'un lisait un texte sur la Tchétchénie. Assez glauque.

Ouh, je suis trop au coeur de l'actualité internationale - et je l'ignore.

lundi 8 octobre 2007

La Nuit bleue

(Et pas Bleu nuit.)

Comme expliqué plus bas, c'était la Nuit blanche 2007 ce week-end. Mais finalement, ce n'est pas cet événement qui a retenu l'attention ici dans les médias.
Vous savez que la France ne vit plus que pour la Coupe du monde de rugby?

Samedi soir, les Bleus affrontaient les All Blacks de la Nouvelle-Zélande, une équipe reconnue pour sa férocité, sa rudesse et sa force. Les All Blacks sont les champions du monde, les All Blacks sont des brutes, les All Blacks sont des animaux; enfin, c'est à peu près ce que la rue disait.

Il fallait voir ça, pendant le match, aux alentours des cafés. Plein de gens regardaient l'affrontement à la télé, ça faisait de grands groupes sur les trottoirs, ça encourageait. Et ça espérait très fort.

Les Bleus ont gagné le match.

Quand ça s'est terminé, on a entendu tout un bruit de fond. Des cris. Même si on ne regardait pas, on savait que c'était fini et qu'on avait gagné. Ca faisait très révolution, et ça a été soudain. Paris sortait, Paris criait, Paris klaxonnait. L'ambiance de la Nuit blanche est soudainement devenue très dynamique, avec tous ces gens de bonne humeur, ces drapeaux, fallait voir ça.

Je ne suis pas sûr que si la France gagne la Coupe - elle a maintenant quelques chances - l'ambiance sera aussi folle. Et je soupçonne la mairie de Paris d'avoir arrangé le match juste pour avoir une Nuit blanche qui lève.

Sur la Nuit, j'ai pu voir un peu de tout : théâtre, vidéos, musique actuelle, fanfare, multimédia, installations. C'était une bonne soirée.

Le lendemain, les musées étaient gratuits (premier dimanche du mois). Avec Claudie, j'ai fait le musée Picasso et le musée Carnavalet. Personnellement, le premier m'a déçu : c'était petit et répétitif, en plus que la direction de l'exposition est mal indiquée.
J'ai plutôt été agréablement surpris par le Carnavalet. On le présente comme le musée de l'histoire de Paris. C'est vrai, et je pensais que ça n'allait pas être très intéressant, mais au contraire, j'ai beaucoup beaucoup aimé! Il faut voir les peintures sur la vie de l'époque, les reconstitution du Paris du Moyen-Âge, les meubles de Marcel Proust et ceux de la cellule de Marie-Antoinette, etc. La partie révolutionnaire est bien fournie et bien claire. On comprend beaucoup mieux l'histoire française. Bref, il faut y aller. D'ailleurs, j'aimerais y retourner un autre dimanche gratuit...

samedi 6 octobre 2007

There's a light (bis)

Photos de mon vendredi soir.

La place de la Concorde. En plein jour, je trouvais ça bâtard. Mais le soir, c'est bien - quoique c'est grand et assez difficile à traverser, avec ces passages protégés dispersés un peu partout.

Ce que les voitures vont vite, place de la Concorde (mais je suis peut-être un très mauvais photographe).


Vous saviez qu'au Louvre, il y a le Tableau du mois (oui oui, c'est comme l'employé du mois, mais pour les tableaux)?

D'ailleurs, le voici. C'est la Vierge à l'enfant et Saint-François, de Zampieri. Ce tableau a été retrouvé par la police en 2004. Cela faisait près d'un siècle qu'il n'avait pas été exposé - et on l'a mis derrière une vitrine pour ne pas risquer de le perdre à nouveau.



Ce soir, c'est la Nuit blanche de Paris! Et spéciale dédicace - comme disent les Français - à ma famille qui se réunit en fin de semaine pour l'Action de Grâce. Je pense à vous ; pensez à moi, particulièrement parce que je devrai travailler lundi. Moi.
Edit : Ah oui, spéciale dédicace aussi à la Mafia du Cégep qui se réunit pour les retrouvailles d'ATM. P'tain, une chance que je suis pas au Québec présentement, parce que j'aurais dû faire un choix déchirant.

vendredi 5 octobre 2007

Dans le cercle / In the zone

Je ne suis pas in, je ne suis pas branché, je ne suis pas sur Facebook, je n'aime pas beaucoup MSN, mais au moins, je suis inscrit sur Québécois.Eu depuis hier soir!

jeudi 4 octobre 2007

Free Burma!

"Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter la révolution pacifique en Birmanie. Il s'agit d'exprimer sa solidarité avec tous les Birmans qui se révoltent sans armes contre la dictature. Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant la journée du 4 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte Free Burma."

C'est juste mon troisième post de la journée, mais bon, je veux bien participer.

(C'est là que vous constatez que votre blogueur n'est pas du tout in et branché sur le reste de la blogosphère. Bah, de toute façon, je ne suis pas sur Facebook et je déteste MSN, c'est bien connu.)

There's a light

(Over at Frankenstein place)

Quelques photos de la semaine dernière qui ramassent la poussière sur mon appareil (c'était une image).


En témoignage de l'amitié franco-canadienne, Montréal a donné une roche à Paris. Comme c'était en 1967 et que la drogue était bonne, Paris a trouvé ça vraiment très drôle, et ils ont décidé de crisser ladite roche sur la pointe de l'île de la Cité, au square Vert-Galant. Cherchez pas.


Marie-Claire, Cédric et moi dînions au square Vert-Galant. Aucun ustensile. N'écoutant que notre système D, nous avons tartiné nos trucs à grand renfort de tire-bouchon et de clé. Ca avait un petit côté "Les survivants"... en plein coeur de Paris.
(Après, on a descendu une bouteille sous une arche du pont Neuf, comme de vrais SDF.)
Notre système immunitaire n'en est que plus fort, assurément.


Samedi, j'ai visité le nouvel espace Citroën sur les Champs-Elysées. C'est ouvert depuis à peine une semaine, et c'est magnifique. Totalement design, plein de voitures qui tournent...
Voici la vue que l'on a du haut de l'édifice (six étages... comme n'importe quoi ici).

T'es belle moi non plus

- Eh toi! ... En avant!
- ???
- Ben, t'es mignon.
- Ah... euh...
- Quoi? T'es timide?
- ... Merci. T'es pas mal aussi.
- Pardon?
- Euh, je veux dire : t'es pas mal non plus.


L'amour dans un pays où les filles interpellent les garçons - plutôt, où les gens se débauchent en allant au cinéma. Ca se refait pas.

mercredi 3 octobre 2007

L'âge déprimant

J'ai vu l'Âge des ténèbres ce week-end, et je peux dire tout de suite que ce film porte très bien son titre. C'est complètement déprimant. Mais c'est voulu.

Malgré tout le bien que je pense du Déclin et des Invasions, je dois avouer que L'Âge n'est pas un film réussi à 100%. Je dirais qu'en général, c'est bien. Il y a même des bouts totalement jouissifs, significatifs et porteurs, comme dans les autres films. Mais il y a des scènes... bizarres.

Il y a des bouts qui se déroulent dans la réalité, mais qui sont beaucoup trop exagérés (comme dans les Invasions, mais à la puissance 10). Il y a plein de petits détails qui axent le film vers la comédie, mais c'est désorientant puisque ça vient de Denys Arcand. Et le film est en général bien joué, quoique...

En même temps, c'est drôle quand tu es le seul Québécois dans la salle à Paris et que tu comprends toutes les références. Mais attendez de voir la partie "Tout le monde en parle". Ca fait Bye-bye, et ça m'a vraiment rendu mal-à-l'aise. Un bémol, donc.

Mais Marc Labrèche est génial, comme toujours. Non, encore plus que d'habitude.

Ben, c'est à voir tout de même. Le message, au final, passe bien. Mais je pense que Denys Arcand a déjà fait mieux.

Et si nous n'étions pas allés voir le RHPS tout de suite après, nous aurions été bons pour le suicide collectif - je ne me rappelle plus qui a dit ça.

Don't dream it, be it!

Samedi soir, les Cahiernoiristes m'ont emmené à une projection spéciale du Rocky Horror Picture Show - RHPS pour les intimes.

On peut dire que ce film, dont l'histoire est très dure à expliquer, est en quelque sorte une synthèse de tous les genres cinématographiques qui existent (science-fiction, film d'horreur, comédie musicale, film d'amour, film porno...).

En gros, l'histoire : la voiture de Janet et Brad tombe en panne alors qu'ils se rendent chez le docteur Everett Scott. C'est la nuit. Il pleut à torrent. Le couple va demander du secours dans une étrange maison qui se trouve être le lieu de réunion annuelle des Transylvaniens. Leur chef, le Dr. Frank N. Furter, un "transexuel travesti de Transylvanie", leur demande d'assister à une expérience qui doit couronner sa carrière: il va donner naissance à Rocky, l'homme idéal.

Le Rocky met en vedette Susan Sarandon et Tim Curry, entre autres. Ca a été fait en 1975.
Et si vous l'écoutez juste comme ça, vous trouverez sans doute que c'est absolument nul. "Mais ce film a été fait avec l'objectif d'être absolument nul", m'a heureusement expliqué Laure en fin de séance.

A Paris, il y a une troupe de comédiens, les Sweet transvestites, qui rejoue le film en direct. Oui.
Et le public est invité à participer à l'action : il doit danser lorsque les personnages dansent, il doit crier lorsque les gens crient, il doit monter sur scène, etc.

Bref, j'ai passé samedi la soirée la plus étrange de toute ma vie. C'était un film? Non. Un spectacle? Un peu. Une grande fête? Sûrement.

Si vous avez l'esprit ouvert, cela peut être une bonne chose à expérimenter - et attention, s'asseoir en première rangée, plein centre, est une vraie expérience.

Vous pouvez aller voir les photos de Clément et celles prises par la troupe des Sweet. Attention, pour public averti - le RHPS est dur à comprendre et à expliquer.

Toujours comme un toutou

"Charles : médium, voyant, guérrisseur. Voyance précise et détaillée. Excellente réputation! Il ou Elle sera pour toujours comme un toutou."

Tiré d'un flyer que j'ai reçu à Saint-Denis. Charles vit dans le 18e à Paris.

Moi, tout ce que je veux savoir, c'est la signification française à "toutou"...(Audrey Toutou?)