J'ai passé la journée d'hier au salon Destination Canada de Paris à expliquer les programmes de l'OFQJ et les conditions générales d'obtention d'un permis de travail - j'en ai la voix rauque. Et je pensais : wow, qu'est-ce que j'ai appris depuis la fin du mois d'août.
Je veux dire, quand je suis arrivé ici, je ne connaissais absolument rien au fonctionnement de notre organisme. Je ne savais pas comment faire pour partir travailler à l'étranger, obtenir un visa ou un permis de travail - mon expérience du Consulat général de France a été épouvantable, j'avoue. Maintenant, je vous énumère nos prestations sur le bout des doigts, je sais ce qu'un Français doit savoir avant de partir, je connais la différence entre le bureau d'immigration du Québec rue de Boétie et l'ambassade du Canada avenue Montaigne.
Alors c'est complètement fou.
jeudi 22 novembre 2007
Dans un mois
"Choc du retour
Certains aspects de votre culture vous semblent désormais irritants, les personnes que vous avez connues en France vous manquent, vos proches ne semblent pas comprendre l’expérience que vous avez vécue, vous ne vous sentez plus chez vous, vous avez du mal à trouver un travail ou à choisir un programme d’études.
Pour mieux vivre le choc du retour : avant de retourner chez vous, communiquez avec vos proches pour les préparer à vous accueillir. Identifiez ce qui s’est transformé en vous au cours du séjour (vos valeurs, vos comportements, vos compétences). Préparez votre retour au travail ou aux études avant même de partir ou avant votre retour. Vous ne retrouverez peut-être pas le même réseau d’amis autour de vous. Comme vous aurez peut-être changé, vous ferez de nouvelles rencontres dont les intérêts seront davantage près des vôtres.
Laissez-vous le temps de revenir et laissez à ceux qui vous entourent le temps de vous redécouvrir.
Il est possible de rester branché sur l’actualité au Québec par Internet ou via la chaîne TV5 Internationale."
- Tiré du site Internet de l'OFQJ.
(Avouez que ça fait peur.)
Certains aspects de votre culture vous semblent désormais irritants, les personnes que vous avez connues en France vous manquent, vos proches ne semblent pas comprendre l’expérience que vous avez vécue, vous ne vous sentez plus chez vous, vous avez du mal à trouver un travail ou à choisir un programme d’études.
Pour mieux vivre le choc du retour : avant de retourner chez vous, communiquez avec vos proches pour les préparer à vous accueillir. Identifiez ce qui s’est transformé en vous au cours du séjour (vos valeurs, vos comportements, vos compétences). Préparez votre retour au travail ou aux études avant même de partir ou avant votre retour. Vous ne retrouverez peut-être pas le même réseau d’amis autour de vous. Comme vous aurez peut-être changé, vous ferez de nouvelles rencontres dont les intérêts seront davantage près des vôtres.
Laissez-vous le temps de revenir et laissez à ceux qui vous entourent le temps de vous redécouvrir.
Il est possible de rester branché sur l’actualité au Québec par Internet ou via la chaîne TV5 Internationale."
- Tiré du site Internet de l'OFQJ.
(Avouez que ça fait peur.)
Si j'étais né deux ans plus tôt
Si seulement j'avais déjà obtenu un diplôme universitaire, je pourrais postuler à l'offre de stage la plus cool du monde.
(Incroyable mais vrai, des postes comme ça existent pour les jeunes Québécois!)
(Incroyable mais vrai, des postes comme ça existent pour les jeunes Québécois!)
mardi 20 novembre 2007
Let it snow
L'hiver approche quand le Direct soir se couvre d'un encart publicitaire des Têtes à claques spécial Noël.
L'hiver approche quand il tombe de la neige au Québec. Héhéhé.
Sinon, vous saviez qu'un morceau de la Tour Eiffel a été mis en vente aux enchères? Et que les médias sont de mèche avec Sarkozy? Dans les grèves, par exemple.
Et puis je vous signale cette publicité de Suzuki qui rit doucement des enjeux du présent conflit social...
Et le vice-roi
Parlant des solitudes à rapprocher, vous saviez que le dernier film de Jean-Daniel Lafond était projeté lundi soir au Cinéma du Québec à Paris? Et tout le long de la soirée, chez l'Ambassadeur, j'ai pensé que Michaëlle Jean allait sortir d'un placard. Je me sentais tellement Canadien - particulièrement lorsque j'ai parlé du Great Canadian Pub de Paris à une Torontoise qui savait que ça existait.
lundi 19 novembre 2007
Chez monsieur l'Ambassadeur
Eh oui, c'était ce soir que Marc Lortie me recevait à sa résidence du Faubourg Saint-Honoré.
Dans les soirées de l'Ambassadeur du Canada, on boit du champagne et de la bière Unibroue. Il y a aussi des gens qui font le service : amuse-gueule à base d'avocat, tomate fourrée au chèvre, baba au rhum. Et il y a du feu dans la cheminée, et il y a des lustres en cristal, et c'est plutôt luxueux.
M. Lortie est arrivé à Paris en septembre dernier. Mais c'est ce matin qu'il a rencontré Nicolas Sarkozy pour la première fois. Alors officiellement, c'était aujourd'hui sa première journée en poste. Et j'étais là.
Il y avait une quarantaine d'invités chez lui. Nous étions tous là pour le salon Destination Canada, un forum à l'emploi et à l'expatriation. J'ai rencontré des gens de partout au Canada. J'ai jasé avec un francophile de Terre-Neuve ("Eille, je suis déjà allé au Labrador, lorsque je suis passé à Blanc-Sablon. On change de fuseau horaire juste en avançant d'un pas!"). Une Néo-Ecossaise m'a raconté ses fêtes du Nouvel An entre Fermont et Labrador City. J'ai rigolé avec une fille qui recrutait pour le Yukon (là, j'ai pensé à Anne), mais qui est née en Abitibi.
Ces conversations ont eu lieu en français. C'est lorsque j'ai dû prendre mon anglais (hésitant) que j'ai mesuré le ravin qui séparent les solitudes du Canada - et mon ignorance de la langue de Shakespeare.
"The lights in cristal are very clean... Euh, they are no... mmmh, dusty", faisais-je remarquer à une concitoyenne de l'Île-du-Prince-Edouard.
Et mes conversations avec l'Ambassadeur? Pour lui dire quoi? Je me vois : "Au fait, vous pourriez dire à Sarkozy qu'on ne veut pas de la chanteuse Diam's au Canada?"
(Non, il aurait fallu lui parler de la nouvelle taxe sur les permis de travail de l'Ambassade. Annoncée à peu près en même temps que son arrivée à lui, en septembre. Je ne sais pas si les deux événements sont reliés...)
Dans les soirées de l'Ambassadeur du Canada, on boit du champagne et de la bière Unibroue. Il y a aussi des gens qui font le service : amuse-gueule à base d'avocat, tomate fourrée au chèvre, baba au rhum. Et il y a du feu dans la cheminée, et il y a des lustres en cristal, et c'est plutôt luxueux.
M. Lortie est arrivé à Paris en septembre dernier. Mais c'est ce matin qu'il a rencontré Nicolas Sarkozy pour la première fois. Alors officiellement, c'était aujourd'hui sa première journée en poste. Et j'étais là.
Il y avait une quarantaine d'invités chez lui. Nous étions tous là pour le salon Destination Canada, un forum à l'emploi et à l'expatriation. J'ai rencontré des gens de partout au Canada. J'ai jasé avec un francophile de Terre-Neuve ("Eille, je suis déjà allé au Labrador, lorsque je suis passé à Blanc-Sablon. On change de fuseau horaire juste en avançant d'un pas!"). Une Néo-Ecossaise m'a raconté ses fêtes du Nouvel An entre Fermont et Labrador City. J'ai rigolé avec une fille qui recrutait pour le Yukon (là, j'ai pensé à Anne), mais qui est née en Abitibi.
Ces conversations ont eu lieu en français. C'est lorsque j'ai dû prendre mon anglais (hésitant) que j'ai mesuré le ravin qui séparent les solitudes du Canada - et mon ignorance de la langue de Shakespeare.
"The lights in cristal are very clean... Euh, they are no... mmmh, dusty", faisais-je remarquer à une concitoyenne de l'Île-du-Prince-Edouard.
Et mes conversations avec l'Ambassadeur? Pour lui dire quoi? Je me vois : "Au fait, vous pourriez dire à Sarkozy qu'on ne veut pas de la chanteuse Diam's au Canada?"
(Non, il aurait fallu lui parler de la nouvelle taxe sur les permis de travail de l'Ambassade. Annoncée à peu près en même temps que son arrivée à lui, en septembre. Je ne sais pas si les deux événements sont reliés...)
dimanche 18 novembre 2007
So so so sortons dans la rue
Aujourd'hui, je sais qu'il y a une Manif anti-grève qui part de République à 15 heures pour se diriger vers Nation. On a reçu des courriels au bureau.
Je me dit que ça doit être une des rares manifestations où l'on ne peut pas crier "So so so solidarité".
Mais de mon côté, je passe mon week-end entier dans une salle de cinéma sur les Champs-Elysées, je vous en reparlerai. Alors n'essayez pas de me chercher sur les photos de presse de la manif anti-grève. Et puis, ben, des gens m'ont dit que le conflit n'était pas si simple. Les enjeux de la grève, tout ça, je sais maintenant que c'est compliqué.
(Non mais quand même, une manif anti-grève. Les Français ne savent plus quoi inventer.)
Je me dit que ça doit être une des rares manifestations où l'on ne peut pas crier "So so so solidarité".
Mais de mon côté, je passe mon week-end entier dans une salle de cinéma sur les Champs-Elysées, je vous en reparlerai. Alors n'essayez pas de me chercher sur les photos de presse de la manif anti-grève. Et puis, ben, des gens m'ont dit que le conflit n'était pas si simple. Les enjeux de la grève, tout ça, je sais maintenant que c'est compliqué.
(Non mais quand même, une manif anti-grève. Les Français ne savent plus quoi inventer.)
jeudi 15 novembre 2007
Incroyable
Mais vrai!

"L'Ambassadeur du Canada prie Monsieur Marc-Olivier Doré de lui faire l'honneur de venir à une réception le lundi 19 novembre 2007 à 18 heures 30."
Si si, je vous jure que je n'invente rien. J'ai reçu ce carton d'invitation ce midi au bureau. L'Ambassade organise une réception à l'occasion du lancement de "Destination Canada - Forum emploi", un événement auquel participe l'OFQJ.
J'ai regardé le carton tout l'après-midi.
Une réception chez l'Ambassadeur, quoi. Ca va être le party le plus classe de toute ma vie. Je veux dire, j'ai bien aimé mon bal des finissants, mais là...
Quand je pense qu'il y a quelques mois, j'allais encore dans les beuveries des bars de Jonquière. (Mais qu'est-ce qui s'est passé depuis ce temps?)
En passant, vous saviez que la première partie de La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy s'appelle justement Un bal chez le gouverneur?
Cahiernoiristes, vous pourrez dire à Ad qu'il avait raison : les gens du CN passent leur temps à manger des petits fours dans les salons.
Mais personnellement, je ne sais pas du tout à quoi ça va ressembler. Comment y aller, comment m'habiller - parce que non, je n'ai pas de smoking en France - avec qui, pourquoi? Elisa, tu sais de quoi ça a l'air? J'ai plein de questions.
(Surtout celle-là : est-ce que c'est le genre de soirées où il y a des montagnes de chocolat Ferrero Rocher?)
"L'Ambassadeur du Canada prie Monsieur Marc-Olivier Doré de lui faire l'honneur de venir à une réception le lundi 19 novembre 2007 à 18 heures 30."
Si si, je vous jure que je n'invente rien. J'ai reçu ce carton d'invitation ce midi au bureau. L'Ambassade organise une réception à l'occasion du lancement de "Destination Canada - Forum emploi", un événement auquel participe l'OFQJ.
J'ai regardé le carton tout l'après-midi.
Une réception chez l'Ambassadeur, quoi. Ca va être le party le plus classe de toute ma vie. Je veux dire, j'ai bien aimé mon bal des finissants, mais là...
Quand je pense qu'il y a quelques mois, j'allais encore dans les beuveries des bars de Jonquière. (Mais qu'est-ce qui s'est passé depuis ce temps?)
En passant, vous saviez que la première partie de La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy s'appelle justement Un bal chez le gouverneur?
Cahiernoiristes, vous pourrez dire à Ad qu'il avait raison : les gens du CN passent leur temps à manger des petits fours dans les salons.
Mais personnellement, je ne sais pas du tout à quoi ça va ressembler. Comment y aller, comment m'habiller - parce que non, je n'ai pas de smoking en France - avec qui, pourquoi? Elisa, tu sais de quoi ça a l'air? J'ai plein de questions.
(Surtout celle-là : est-ce que c'est le genre de soirées où il y a des montagnes de chocolat Ferrero Rocher?)
Lèse-Sarkozy?
Samedi matin, Céline et moi avons erré dans la fac de Brest à la recherche de cette affiche controversée. A La Rochelle, trois étudiants ont été arrêtés après l'avoir posée.
Personnellement, je trouve ça drôle d'en avoir un exemplaire. D'autant plus que, techniquement, je l'ai volée.
Quand elle l'a vue, Marine a tout de suite exigé qu'on la pose. Ca a l'air que l'Elysée a un pouvoir un peu contesté entre les quatre murs de notre appartement.
Et cette affiche-là va décorer mon prochain chez-moi québécois, c'est sûr. Super provocatrice, super d'actualité, super exotique. Attention Michel, t'es prévenu.
mercredi 14 novembre 2007
Parlant de la grève
Oui, parlons-en.
A partir d'aujourd'hui, les employés de la SNCF (trains de France) et de la RATP (métro et transports de Paris) sont en grève pour une durée inconnue. Ils veulent protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite du gouvernement Sarkozy.
Donc, à partir d'aujourd'hui, voyager devient un vrai casse-tête étant donné que les quelques rames de métro qui continuent fonctionner sont complètement pleines, la circulation automobile est beaucoup plus dense et nous sommes à peu près trois employés au taf (là, c'était pour utiliser une autre expression française que j'ai apprise ici). Ca fait que je remplace du mieux que je peux mon superviseur pour les prochains jours.
Je ne suis pas bien informé sur les conditions de travail des employés du secteur des transports. Mais on m'a dit qu'ils prennent leur retraite à 50 ans, cumulent une quantité incroyable de primes - ils perçoivent toujours leur prime sur le charbon!
D'ailleurs, c'est peut-être une légende urbaine, mais on m'a dit qu'il existe une "prime d'absence de prime" pour certains employés. C'est vraiment le comble!
Ma coloc, elle, ne se gêne pas pour apostropher les employés de la RATP lorsqu'ils la font chier ("D'abord, votre impolitesse, votre bêtise et votre incompétence sont extraordinaires. Et vous êtes des privilégiés. Alors, que vous osiez vous mettre en grève et bloquer la vie de millions de personnes, c'est indécent!").
Depuis hier, Marine et moi parlons de tuer un cheminot, ramener son corps à la maison et le conserver comme trophée. Comme quoi la rage est directement liée à la folie.
(C'est là que Laure devrait intervenir pour expliquer les Vraies Raisons de la grève et pour me rappeler que tout ce que fait Sarkozy est mal.)
En 1995, le gouvernement avait tenté la même chose. Les syndicats ont agi de la même façon. Et Alain Juppé a abandonné après trois semaines de blocage. Pas rassurant.
A partir d'aujourd'hui, les employés de la SNCF (trains de France) et de la RATP (métro et transports de Paris) sont en grève pour une durée inconnue. Ils veulent protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite du gouvernement Sarkozy.
Donc, à partir d'aujourd'hui, voyager devient un vrai casse-tête étant donné que les quelques rames de métro qui continuent fonctionner sont complètement pleines, la circulation automobile est beaucoup plus dense et nous sommes à peu près trois employés au taf (là, c'était pour utiliser une autre expression française que j'ai apprise ici). Ca fait que je remplace du mieux que je peux mon superviseur pour les prochains jours.
Je ne suis pas bien informé sur les conditions de travail des employés du secteur des transports. Mais on m'a dit qu'ils prennent leur retraite à 50 ans, cumulent une quantité incroyable de primes - ils perçoivent toujours leur prime sur le charbon!
D'ailleurs, c'est peut-être une légende urbaine, mais on m'a dit qu'il existe une "prime d'absence de prime" pour certains employés. C'est vraiment le comble!
Ma coloc, elle, ne se gêne pas pour apostropher les employés de la RATP lorsqu'ils la font chier ("D'abord, votre impolitesse, votre bêtise et votre incompétence sont extraordinaires. Et vous êtes des privilégiés. Alors, que vous osiez vous mettre en grève et bloquer la vie de millions de personnes, c'est indécent!").
Depuis hier, Marine et moi parlons de tuer un cheminot, ramener son corps à la maison et le conserver comme trophée. Comme quoi la rage est directement liée à la folie.
(C'est là que Laure devrait intervenir pour expliquer les Vraies Raisons de la grève et pour me rappeler que tout ce que fait Sarkozy est mal.)
En 1995, le gouvernement avait tenté la même chose. Les syndicats ont agi de la même façon. Et Alain Juppé a abandonné après trois semaines de blocage. Pas rassurant.
Les vues du Québec
C'est aujourd'hui que commence le Cinéma du Québec à Paris! Jusqu'au 20 novembre, on projette des films québécois - des plus récents, bien sûr - au publiciscinémas des Champs-Elysées. La programmation du festival est là.
Et moi, je suis vraiment très enthousiaste. En plus, je peux obtenir un laissez-passer de l'OFQJ pour toutes les séances.
Vous me direz que la grève des transports commence aujourd'hui. Très bien. MAIS PENSEZ-VOUS VRAIMENT QUE JE L'IGNORE, BANDE D'ABRUTIS??!!?
Euh, je veux dire : pensez-vous vraiment que ça va m'empêcher d'y aller?
Et moi, je suis vraiment très enthousiaste. En plus, je peux obtenir un laissez-passer de l'OFQJ pour toutes les séances.
Vous me direz que la grève des transports commence aujourd'hui. Très bien. MAIS PENSEZ-VOUS VRAIMENT QUE JE L'IGNORE, BANDE D'ABRUTIS??!!?
Euh, je veux dire : pensez-vous vraiment que ça va m'empêcher d'y aller?
mardi 13 novembre 2007
Au pays de Bécassine
C'est le drapeau breton! On dirait qu'il veut dire : "Les Etats-Unis en prison", mais ce n'est pas ça.
Tonnerre de Brest
Vendredi soir, j'ai pris le train vers Brest, petite ville de Bretagne où réside Céline, mon ancienne co-stagiaire de l'OFQJ. Céline n'est ni Française, ni Canadienne : elle est les deux, si vous désirez le savoir.
Alors donc, j'ai pris le train vers Brest. Ca a pris quatre heures et demie parce que les rails qui mènent vers la Bretagne ne sont pas encore adaptés à la technologie TGV. Selon Céline, c'est une manière d'isoler la Bretagne de Paris, parce qu'il paraît que c'est une région un peu rebelle et marginale. En effet, il existe une culture et une identité bretonne, une langue - guère parlée, presque oubliée, connue de quelques universitaires - et un mouvement nationaliste souverainiste.
Isolement, nationalisme ; ça m'a fait penser au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
A part ça, un peu comme la salle de bain québécoise à Lyon, Céline a une cuisine québécoise, c'est-à-dire qu'elle possède une table juste à côté de son évier. J'étais très nostalgique.
Samedi matin, j'ai découvert Brest. C'est une ville très portuaire, autrefois haut-lieu de la marine française. Malheureusement, Brest a connu beaucoup de dégâts lors de la Seconde guerre mondiale. Donc tout a été reconstruit - assez rapidement j'imagine - dans un style bauhaus minimaliste, blanc, cubiste, un peu froid.
Voyez la photo dessous. En fait, la mignonne petite tour du port est presque tout ce qui reste d'historique avec le château de la ville.
La fin de la terre
Ensuite, nous sommes partis vers le Conquet, un petit village complètement à la pointe de la Bretagne. En passant, cette partie de la région s'appelle le Finistère, ce qui signifie "La fin de la terre", et en effet, c'est très étrange de penser que le monde s'est longtemps arrêté ici. (Maintenant, on sait qu'il y a l'Amérique et que la Terre est ronde, je ne vous apprends rien, et c'est très étrange de penser que j'ai été au plus près de la maison que je puisse l'être.)
Prenez note que beaucoup de Québécois ont des ancêtres bretons. D'ailleurs, la coloc de Céline s'appelle Gahagnon, ce qui est très drôle quand on y pense.
C'était une bonne balade sur le bord de la mer, j'étais très impressionné, j'ai beaucoup aimé cette journée.
Mords-les
Morlaix est donc un petit village breton qui s'étend sur les collines voisines, ce qui crée ce qu'on appelle des venelles : de petites ruelles pavées très étroites et très pentues, en escalier bien souvent.
C'est très joli comme ça, mais je vous assure qu'un après-midi à escalader des venelles, ça fatigue son Marco.
A part ça, Morlaix est un petit village agglutiné sous la hauteur du viaduc ferroviaire qui lui passe en pleine face pis c'est tout.
lundi 12 novembre 2007
Trois photos
Pour mon lectorat un brin négligé depuis le début du mois.

C'est une affichette pour un magazine people. (L'affichette est accrochée au plafond d'une rame de métro.) On lit : Sheryfa enceinte de six mois sans le savoir. Des choses qui arrivent, ça a l'air.
Il faut savoir que ladite Sheryfa est la gagnante de la télé-réalité Popstars. L'émission a duré environ un mois, c'était cet automne (et ma coloc et moi, on l'écoutait tous les soirs en rigolant).
Marine va acheter le magazine demain. On pourra en savoir plus. Et Popstars a été remplacé par Top-modèles, une télé-réalité sur les mannequins. Presque aussi drôle, surtout que les filles pleurent toutes avec de grosses lunettes fumées pour ne pas défaire leur maquillage.

Je crois que ça a été dernièrement l'anniversaire du décès de Charles de Gaulle. Voici une photo prise ce soir de sa statue sur les Champs-Elysées - la statue n'est même pas à la place CDG (!). Des gens ont mis des fleurs sous le monument. C'est le Grand Palais, derrière, qui prend l'ombre.

J'adoore la campagne de pub du train Eurostar! Il y a plusieurs pubs différentes, voici celle avec Mr. Bean, j'essayerai de photographier les autres éventuellement.
Sinon, quoi de neuf dans ma vie? Je suis allé à Paris ce soir parce que dès demain, il y a la grève des transports qui reprend (oui, on aime les employés du métro). Je suis entré dans un Virgin Megastore, et j'ai vu que je pouvais acheter cinq DVD pour 40 Euros, et là mes neurones ont cessé de fonctionner. Mais je pense que j'ai fait de bons choix.
J'ai acheté hier soir Lunar Park de Bret Easton Ellis et j'en ai déjà bouffé le quart. J'adore cet auteur. Le début du livre est totalement génial, puis ça se calme un peu, mais je crois que la fin est excellente.
Demain, je vous raconterai mon escapade bretonne du WE. J'ai vu l'océan!
(Ouh, je me la pète trop avec mes phrases de teaser.)
(Ouh, je me la pète trop avec mon très français WE. Très français.)
C'est une affichette pour un magazine people. (L'affichette est accrochée au plafond d'une rame de métro.) On lit : Sheryfa enceinte de six mois sans le savoir. Des choses qui arrivent, ça a l'air.
Il faut savoir que ladite Sheryfa est la gagnante de la télé-réalité Popstars. L'émission a duré environ un mois, c'était cet automne (et ma coloc et moi, on l'écoutait tous les soirs en rigolant).
Marine va acheter le magazine demain. On pourra en savoir plus. Et Popstars a été remplacé par Top-modèles, une télé-réalité sur les mannequins. Presque aussi drôle, surtout que les filles pleurent toutes avec de grosses lunettes fumées pour ne pas défaire leur maquillage.
Je crois que ça a été dernièrement l'anniversaire du décès de Charles de Gaulle. Voici une photo prise ce soir de sa statue sur les Champs-Elysées - la statue n'est même pas à la place CDG (!). Des gens ont mis des fleurs sous le monument. C'est le Grand Palais, derrière, qui prend l'ombre.
J'adoore la campagne de pub du train Eurostar! Il y a plusieurs pubs différentes, voici celle avec Mr. Bean, j'essayerai de photographier les autres éventuellement.
Sinon, quoi de neuf dans ma vie? Je suis allé à Paris ce soir parce que dès demain, il y a la grève des transports qui reprend (oui, on aime les employés du métro). Je suis entré dans un Virgin Megastore, et j'ai vu que je pouvais acheter cinq DVD pour 40 Euros, et là mes neurones ont cessé de fonctionner. Mais je pense que j'ai fait de bons choix.
J'ai acheté hier soir Lunar Park de Bret Easton Ellis et j'en ai déjà bouffé le quart. J'adore cet auteur. Le début du livre est totalement génial, puis ça se calme un peu, mais je crois que la fin est excellente.
Demain, je vous raconterai mon escapade bretonne du WE. J'ai vu l'océan!
(Ouh, je me la pète trop avec mes phrases de teaser.)
(Ouh, je me la pète trop avec mon très français WE. Très français.)
mercredi 7 novembre 2007
Le rédacteur chauve
Je ne m'étais pas encore fait couper les cheveux depuis mon arrivée à Paris. C'est un peu relié au fait que je ne savais pas trop où aller, quoi demander, quoi payer.
J'ai demandé à ma cousine Camille de me couper les cheveux le week-end dernier.
Alors à défaut d'être à la dernière mode de Paris, je suis à la toute dernière mode de la Belgique, c'est sûr. T'façon, je veux pas sortir d'un salon super branché de Paris avec une tête de Tecktonik (et le porte-feuille anorexique).
Ma cousine n'est pas coiffeuse. Et en fait, je dois être sa sixième tête. Mais elle beaucoup de patience. Et une paire de ciseaux. C'est tout.
Moi j'ai fourni les cheveux, et il y en avait partout sur le plancher de sa cuisine. (Tellement que sa soeur, quand elle nous a vu, a crié : "Papaa, Camille elle fait de grosses bêtises!")
lundi 5 novembre 2007
The belgian way of life
La Belgique est un pays sympathique. La Belgique est un pays magnifique. Bruxelles est à 1h20 de Paris en prenant le Thalys.
La Belgique vit présentement la pire crise politique de son histoire puisqu'aucun gouvernement ne s'est formé depuis les élections de juin dernier. Le pays est divisé entre la Wallonie francophone et la Flandre où l'on parle néerlandais ("Les Flamandes dansent sans rien dire, sans rien dire au dimanche sonnant...").
Les Belges sont des gens sympas que l'on embrasse sur une seule joue, qui parlent avec un accent, francophones sans être Français. Je trouve que les Québécois et les Belges ont certaines choses en commun, dont le fait de vivre dans un pays bilingue.
J'ai pris plaisir à voir la campagne belge. C'était plein de champs, de collines, de boisés, de charmants troupeaux de vaches. Ca ressemblait beaucoup au Lac-Saint-Jean. Je me pensais toujours entre Lac-à-la-Croix et Hébertville. Ouais, la Belgique, ça ressemble à ça.
J'ai beaucoup aimé la Belgique. En un sens, je m'y suis senti chez moi.
(Ce plat pays est-il le mien? J'ai passé le week-end dans une chanson de Jacques Brel.)
Bon, maintenant, allons-y en ordre chronologique.
Jeudi
Je suis parti très tôt de Paris pour la gare de Bruxelles. Arrivé là-bas, c'est ma cousine qui m'a accueilli. Camille étudie en kinésithérapie depuis septembre.
Nous sommes passés par son kot à Louvain-la-neuve. C'est une petite cité (au nom du chanteur prénommé Michel) universitaire et fêtarde. C'est aussi la ville la plus récente d'Europe, ayant à peine 30 ans.
Ensuite, nous sommes arrivés chez le père de Camille, au Château Fleurus selon l'expression consacrée.
Vendredi

Avec Camille, j'ai visité Bruxelles, une charmante ville. A droite, vous avez la photo de la Grand-Place.
Nous avons vu le Manneken-Pis. C'est une (petite) statue d'un garçon qui fait pipi. Et c'est assez bizarrement le monument le plus connu de Bruxelles. Que les Bruxellois adorent costumer.
La semaine dernière, lorsque je demandais ce qu'il y avait à voir dans cette ville, les gens me répondaient qu'il y a le Manneken-Pis et que c'est tout. En plus, la statue est assez petite, finalement - et elle est représentée de toutes les manières possibles dans les magasins pour touristes.

Nous avons aussi vu la Janneke-Pis, la version féminine du Manneken. Sculptée à la fin des années 80.

Plus loin, Camille et moi sommes tombés sur une sculpture d'un chien qui - surprise - pissait publiquement. Nous l'avons tout de suite surnommé le Chienneke-Pis.

Samedi
La famille Chouinard et cousin ont pris le chemin de Liège. Avons visité un château des environs, Modave.
(Personnellement, j'ai trouvé les armoiries du châtelain assez drôles. Il y avait un bouclier avec les inscriptions "XXX" dessus. Sa devise : honni soit qui mal y pense.)
Ensuite, nous avons visité la foire de Liège. J'ai vu la ville du haut de la grande roue - et j'ai eu le vertige.
J'ai aussi goûté à une gaufre de Liège à Liège. La veille, j'avais pris une gaufre de Bruxelles à Bruxelles. Ne me parlez plus de gaufres surgelées.
Dimanche
Nous sommes allés toute la famille à Bruges. Là, ça a vraiment été mon coup de coeur depuis mon arrivée en Europe. Bruges est une ville flamande reconnue pour son architecture "en escalier", ses maisons en briques brunes, ses canaux (la Venise du Nord, qu'on la surnomme), ses vieilles dentellière.
Alors je vous le dit : il faut aller à Bruges. C'est beau de tous les points de vue. Je vous le jure. C'était une carte postale, peu importe où je regardais. Et c'est une ville qui a conservé son cachet médiéval. Par instants, je me croyais dans le Seigneur des anneaux. Il y a des cygnes, il y a des tours.

Donc, il faut aller en Belgique, il faut visiter Bruges, les Belges sont des gens sympas, vraiment.
La Belgique vit présentement la pire crise politique de son histoire puisqu'aucun gouvernement ne s'est formé depuis les élections de juin dernier. Le pays est divisé entre la Wallonie francophone et la Flandre où l'on parle néerlandais ("Les Flamandes dansent sans rien dire, sans rien dire au dimanche sonnant...").
Les Belges sont des gens sympas que l'on embrasse sur une seule joue, qui parlent avec un accent, francophones sans être Français. Je trouve que les Québécois et les Belges ont certaines choses en commun, dont le fait de vivre dans un pays bilingue.
J'ai pris plaisir à voir la campagne belge. C'était plein de champs, de collines, de boisés, de charmants troupeaux de vaches. Ca ressemblait beaucoup au Lac-Saint-Jean. Je me pensais toujours entre Lac-à-la-Croix et Hébertville. Ouais, la Belgique, ça ressemble à ça.
J'ai beaucoup aimé la Belgique. En un sens, je m'y suis senti chez moi.
(Ce plat pays est-il le mien? J'ai passé le week-end dans une chanson de Jacques Brel.)
Bon, maintenant, allons-y en ordre chronologique.
Jeudi
Je suis parti très tôt de Paris pour la gare de Bruxelles. Arrivé là-bas, c'est ma cousine qui m'a accueilli. Camille étudie en kinésithérapie depuis septembre.
Nous sommes passés par son kot à Louvain-la-neuve. C'est une petite cité (au nom du chanteur prénommé Michel) universitaire et fêtarde. C'est aussi la ville la plus récente d'Europe, ayant à peine 30 ans.
Ensuite, nous sommes arrivés chez le père de Camille, au Château Fleurus selon l'expression consacrée.
Vendredi
Avec Camille, j'ai visité Bruxelles, une charmante ville. A droite, vous avez la photo de la Grand-Place.
Nous avons vu le Manneken-Pis. C'est une (petite) statue d'un garçon qui fait pipi. Et c'est assez bizarrement le monument le plus connu de Bruxelles. Que les Bruxellois adorent costumer.
La semaine dernière, lorsque je demandais ce qu'il y avait à voir dans cette ville, les gens me répondaient qu'il y a le Manneken-Pis et que c'est tout. En plus, la statue est assez petite, finalement - et elle est représentée de toutes les manières possibles dans les magasins pour touristes.
Nous avons aussi vu la Janneke-Pis, la version féminine du Manneken. Sculptée à la fin des années 80.
Plus loin, Camille et moi sommes tombés sur une sculpture d'un chien qui - surprise - pissait publiquement. Nous l'avons tout de suite surnommé le Chienneke-Pis.
Samedi
La famille Chouinard et cousin ont pris le chemin de Liège. Avons visité un château des environs, Modave.
(Personnellement, j'ai trouvé les armoiries du châtelain assez drôles. Il y avait un bouclier avec les inscriptions "XXX" dessus. Sa devise : honni soit qui mal y pense.)
Ensuite, nous avons visité la foire de Liège. J'ai vu la ville du haut de la grande roue - et j'ai eu le vertige.
J'ai aussi goûté à une gaufre de Liège à Liège. La veille, j'avais pris une gaufre de Bruxelles à Bruxelles. Ne me parlez plus de gaufres surgelées.
Dimanche
Nous sommes allés toute la famille à Bruges. Là, ça a vraiment été mon coup de coeur depuis mon arrivée en Europe. Bruges est une ville flamande reconnue pour son architecture "en escalier", ses maisons en briques brunes, ses canaux (la Venise du Nord, qu'on la surnomme), ses vieilles dentellière.
Alors je vous le dit : il faut aller à Bruges. C'est beau de tous les points de vue. Je vous le jure. C'était une carte postale, peu importe où je regardais. Et c'est une ville qui a conservé son cachet médiéval. Par instants, je me croyais dans le Seigneur des anneaux. Il y a des cygnes, il y a des tours.
Donc, il faut aller en Belgique, il faut visiter Bruges, les Belges sont des gens sympas, vraiment.
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